23/02/2005

BRUXELLES - PARIS

En 1967, après trois ans au Congo, me voilà nommé administrateur délégué de Lever s.a. à Bruxelles. J'avais quitté la sphère anglo-saxonne du groupe Unilever avec cet esprit de pionnier et de liberté pour me retrouver dans un contexte  étriqué. Le choc. Le board de Londres nous a reçus Ysabel et moi au Savoy de Londres pour un dîner d'adieu . Good luck ! Les affaires en Belgique étaient moins prospères. Trois usines se trouvaient à moins de 300 km l'une de l'autre: Haubourdain à Lille, Forest près de Bruxelles et Vlaardingen en Hollande. Il était inévitable de transférer la production de Forest vers Vlaardingen ce que je fis en apportant d'autres activités à Forest. Le groupe m'a proposé ensuite une nouvelle affectation en Amérique du Sud. Cela ne me convenait pas et nous nous sommes quittés à l'amiable. Je suis rentré dans un groupe américain Burndy Electra  en 1971,dont le siège pour l'Europe était à Bruxelles, pour diriger le marketing européen. N'étant pas ingénieur je n'avais pas d'avenir intéressant. Entretemps le groupe Henkel m'avait approché pour m'offrir une voie royale à Paris !
Me voila président directeur général de Henkel France après un séjour de 3 mois à Düsseldorf dans une véritabl ruche d'activité et de créativité, pur apprendre l'allemand et faire connaissance avec les dirigeants du groupe. Cette société familiale avec à sa tête Konrad Henkel descendant du fondateur avait une vocation internationale et, malgré les pertes en France, voulait s'y tailler une part de marché. Période passionnante où avec un chiffre d'affaires de 350 millions de FF pour les activités chimie et grand public ( détergents et cosmétiques), la perte de cette dernière était de 40 mio FF ! Lancement de nouveaux produits, acquisitions ( Diadermine, Le Chat, Lesieur Cotelle,entre autres) les parts de marché augmentent, les pertes comblées et, à mon départ à la retraite en 1989 le chiffre d'affaires en France était passé à 5 milliards de FF avec un bénéficie de 40 mioFF. Nous étions devenus les premiers en Europe.
Pendant ce temps là, sur le plan familial, les enfants avaient grandi, s'étaient fait des amis à Paris. Les premières amours pointaient au printemps de leur vie. Je leur consacrerai un chapitre particulier.
Ysabel, inlassable, jouait un rôle primordial dans ce succès par la qualité de ses réceptions et sa sociabilité, sa gentillesse, son ouverture sur le monde. Elle connaissait Paris comme un guide affuté et faisait découvrir des endroits privilégiés à nos invités dont nos amis Harich de Henkel à Düsseldorf.
 





10:17 Écrit par gvw | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.