22/02/2005

KINSHASA

En 1963, soit 3 ans après l'indépendance du Congo, nous sommes envoyés à Kinshasa et je suis nommé président directeur général de Marsavco, une filiale de production de savon, margarine et huiles comestibles, du groupe Unilever. L'économie tourne au ralenti mais j'applique la formation marketing en occupant un espace publicitaire quasiment vide. Les ventes font plus que doubler en 3 ans. Contacts suivis avec les congolais, maison située sur la Raquette, avenue le long du fleuve Congo, quartier des ambassades. Nous organisions des soirées de cinéma dans le jardin avec des films nouveaux prêtés par l'ONU sur place. Osorio Tafall, le délégué général de l'ONU était devenu notre ami grâce aux contacts de nos amis Francis et Micheline  Meynier de Salinelles ainsi que de Pepo Eskenazi. Excellente occasion pour nouer des contacts à tous niveaux dans une atmosphère décontractée. Visite de notre voisin Mc Murtray Godley, ambassadeur des Etats Unis, de Jacques Koszuisco Morizet, ambassadeur de France et de Charly de Kerkhove de Denterghem, ambassadeur de Belgique. C'est ainsi que nous avons reçu lors de cocktails, le premier ministre Moïse Tshombe et le général Mobutu, devenu président de la république.Le colonel belge John Powis de Tenbosche était notre ami et l'homme de confiance du général. Incroyable mais vrai, c'est notre cuisinier, le bon Nicolas, qui a préparé le repas pour une vingtaine de personnes réunies au QG de Mobutu la veille du coup d'état. Signe de confiance !
Lors du premier vol vers Kin j'ai rencontré un compositeur de musique congolais Roger Izeidi. Je lui ai demandé de composer un air de cha cha bantou pour le lancement du nouveau savon de toilette Reward. Succès immédiat, le tube de plusieurs années qui se jouait partout: "Palado mobali nangai,pesa savon Reward, sabouni kitoko" (pardon mon mari, apporte moi le savon Reward, le joli savon) fredonné par tout le monde ! ( plus de 20 millions de pains de 100 gr vendus en un an  !!!)
Ysabel a été une ambassadrice de talent et de charme et donnait un éclat à nos réceptions.
Nous avons été impressionnés par la qualité des contacts humains avec les congolais grâce à une attitude franche faite de respect mutuel. Un grand moment dans notre vie. Les enfants s'y sont épanouisdans ce climat favorable malgré la révolution de Mulele dont les troupes ont été arrêtées à 400 km de Kinshasa. Nous avons malgré tout pensé que leur avenir était en occident et qu'il fallait bien un jour quitter ce pays si accueillant.





09:28 Écrit par gvw | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.